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17 octobre 2017

Premières Assises des Technologies Financières : "Transformation numérique : quelles opportunités pour le secteur bancaire français ?"

Marie-Anne Barbat-Layani participait à une table ronde sur le thème : "La souveraineté française et européenne passe-t-elle par celle de ses banques ?"

 

La directrice générale de la FBF a indiqué qu'il s'agit là d'un sujet fondamental, de dimension européenne et qui devrait donner lieu à une réflexion globale. Faute d'une vision européenne stratégique plus ambitieuse, il existe un risque pour la France et l'Europe de devenir une colonie du monde numérique financier.


L'industrie bancaire est un des fleurons de l'industrie française et qui compte des champions européens : " 4 des 9 plus grandes banques de la zone euro sont françaises ! ". C'est une industrie solide, innovante et dynamique, qui finance l'économie.


Les banques sont des acteurs digitaux ; à la fois acteurs directs de la transformation numérique et chefs de file de la filière numérique financière en France. Mais cette transformation doit s'inscrire dans un cadre garantissant un niveau général de sécurité élevé.


La réglementation a ainsi un impact évident sur les conditions de souveraineté et la directive européenne DSP2 illustre malheureusement cette absence de réflexion économique et industrielle.


"Alors que chaque ouverture de marchés à la concurrence (l'électricité, le rail ou les télécoms) s'est faite sur la base d'approches économiques approfondies intégrant les questions d'infrastructures et de financement, aucune réflexion de ce type n'a été engagée en ce qui concerne l'infrastructure bancaire !" a ainsi déploré Marie-Anne Barbat-Layani.


L'ouverture permise par la DSP2 est source d'inquiétudes : "Cette approche soulève des enjeux économiques et politiques majeurs, en termes de cyber sécurité, mais aussi d'utilisation des données personnelles, d'infrastructures et d'indépendance économique" a-t-elle également indiqué.


L'esprit de cette directive européenne est d'ouvrir la concurrence dans les moyens de paiements, et aujourd'hui le risque vient plutôt des GAFA, dont les centres de décision ne sont ni en France ni en Europe.


La France a un rôle à jouer dans le financement du numérique et des innovations mais il faut que l'Europe soit plus attentive aux considérations industrielles car aujourd'hui on ne peut pas se contenter d'une approche purement concurrentielle sans réflexion économique.

 
 
 
 
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