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29 mars 2017

Interview de Marie-Anne Barbat-Layani, Directrice générale de la FBF, dans l'Opinion

Marie-Anne Barbat-Layani dresse un panorama du secteur bancaire français et expose les grands enjeux pour les banques.

 

Les banques françaises ont certes affiché l'an dernier une profitabilité record depuis la crise de 2008, mais la question de leur rentabilité demeure centrale. "Si l'on veut rester dans la course mondiale et avoir de grandes entreprises financées par des acteurs dont les centres de décisions sont en France et en Europe, il faut de grandes banques en bonne santé chez nous".




Quatre des neuf principaux établissements européens sont français.


Les banques françaises financent plus de 40% de l'économie européenne !


En ce qui concerne la distribution du crédit, la France se distingue là aussi : l'encours des prêts aux entreprises progresse de 5% par an, contre 2% seulement dans la zone euro.


Un des enjeux pour le secteur dans les prochaines années reste la transformation numérique. Les banques, en tant qu'acteurs digitaux, sont les chefs de file naturels de cet écosystème. Cela crée un environnement concurrentiel qui permet de réinventer la banque de proximité. L'avenir est à la "banque dans sa poche", mais le conseiller bancaire attitré reste plébiscité dans toutes nos enquêtes.


Les défis de la digitalisation sont dans la formation des collaborateurs, les investissements et la sécurité. "L'actif fondamental de la relation entre la banque et son client c'est la confiance qui repose sur la sécurité des fonds et des données personnelles".


Il y a également un sujet d'égalité de concurrence. "Nous sommes un secteur extrêmement réglementé. Si de nouveaux acteurs interviennent sur les mêmes activités que les banques sans avoir les mêmes contraintes de capital, d'organisation, de sécurité ou de lutte contre le blanchiment ou le financement du terrorisme, cela pose un problème majeur".


La finalisation des travaux du Comité de Bâle est toujours en cours. Il est important de rappeler que le G20 a souligné que ces travaux ne devaient aboutir ni à une augmentation significative des besoins en fonds propres, ni à une distorsion de concurrence. Or, les conclusions préalables présentées en juin dernier aboutiraient exactement au contraire en Europe avec des augmentations fortes pour les banques européennes. Un résultat inacceptable pour les Européens qui l'ont d'ailleurs dit clairement.


"Les banques françaises sont favorables à un équilibre entre régulation et financement de l'économie".


"La question de savoir qui va financer l'économie européenne dans les années à venir est une vraie préoccupation". Les banques de financement et d'investissement (BFI) américaines gagnent des parts de marché en Europe, c'est un sujet.


Autre grand dossier : le Brexit, qui n'est pas un enjeu pour les banques, mais pour la place de Paris, pour l'Etat et les collectivités locales qui ont beaucoup à gagner en matière d'emploi, de croissance et de recettes fiscales. "C'est une bataille de compétitivité dans laquelle nous devons éviter les messages contradictoires".

 
 
 
 
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