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10 septembre 2014

François Pérol : "Ma priorité, c'est l'accompagnement du financement de l'économie française"

François Pérol, président de la FBF depuis le 1er septembre dernier, dresse un état des lieux de l'après-crise et précise ses priorités (L'Express).

 

Six ans après la faillite de Lehman Brothers, le monde financier a-t-il tiré les enseignements de la crise ?

[...] S'agissant de nos banques, elles, en tout cas, ont beaucoup changé depuis le 15 septembre 2008. Non seulement du fait des nouvelles réglementations, mais aussi de leur propre chef. Elles sont mieux capitalisées, mieux financées, et donc plus solides. Elles ont aussi mis fin aux activités de compte propre - dites "spéculatives"-, ce qui a permis de libérer des ressources pour servir les clients. [...]

Vous avez pris la présidence de la Fédération bancaire française le 1er septembre. Quelles sont vos priorités ?

[...] La première, c'est l'accompagnement du financement de l'économie française. Les banques s'y appliquent d'ailleurs déjà : entre juin 2013 et juin 2014, les crédits accordés ont crû de 1,2 % en France, quand ils ont augmenté de seulement 0,6 % en Allemagne, et décru de 3,5 % en Italie et de 9,4 % en Espagne. La réalité du terrain, c'est que nous disons oui à 9 demandes sur 10 de crédit en équipement des PME, et à 7 sur 10 pour les crédits de trésorerie. Les chefs d'entreprise que l'on entend le plus, ce sont ceux à qui nous disons non. Il faut savoir que les prêts aux TPE constituent un vrai risque : le taux de défaut est de 6 à 8 % .C'est élevé, mais nous le faisons, c'est notre mission.

D'autres chantiers ?

Deuxième priorité : faire entendre la voix des banques françaises dans les débats européens et internationaux en matière de régulation. Plusieurs sujets sont sur la table, notamment la question de la résolution des crises.


Aujourd'hui, il n'existe aucune harmonisation entre les pays européens. Les banques allemandes ne sont soumises qu'au paiement d'une taxe systémique, alors que les établissements français risquent de devoir contribuer, en plus, au financement direct du fonds de résolution.


Enfin, troisième priorité : nous devons aussi continuer d'améliorer la perception des banques auprès du public. Cela va mieux, mais il reste encore du chemin à parcourir. [...]


L'Express du 10/09/2014 pp. 80-84

 
 
 
 
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