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28 octobre 2010

Interview de François Pérol, président de la FBF, à l’AFP

 

Extraits


A propos de l'enquête de l'UFC - Que Choisir dénonçant les freins que mettraient, selon elle, les banques à la mobilité de leurs clients, F. Pérol souligne :


"Les banques françaises respectent leurs engagements qui font l'objet d'un suivi annuel au sein du Comité consultatif du secteur financier avec l'ensemble des associations de consommateurs. En outre, l'application de ces engagements est contrôlée par l'Autorité de contrôle prudentiel".


"Il n'y a pas d'entente entre les banques pour essayer de limiter la mobilité entre elles. Les banques essayent tous les jours de prendre les clients de leurs concurrents".


"Nous sommes des entreprises concurrentielles sur un marché concurrentiel au service de l'économie française. Les taux des crédits que nous pratiquons le montrent".


Concernant le nouveau cadre réglementaire Bâle III, il explique :


Cette réglementation induit "une multiplication du minimum de capital (que les banques devront conserver) par 5 ou 6. Il y aura des conséquences et elles seront d'autant plus fortes qu'en Europe, les banques soumises à Bâle III financent l'économie à hauteur d'environ 80%, contre 20% seulement aux Etats-Unis. A cause de la nouvelle réglementation, le crédit sera à terme plus cher et moins abondant".


A propos du risque systémique, F. Pérol prévient :


"Imposer des fonds propres supplémentaires à certaines banques ne réglera pas la question du risque systémique. Celui-ci est sur les marchés. On ne peut donc traiter la question du risque systémique qu'en renforçant la régulation des marchés et notamment des marchés dérivés", juge M. Pérol. "L'autre élément essentiel, c'est l'efficacité de la supervision des banques", ajoute-t-il



Concernant la nouvelle taxe bancaire :


"Cette taxe n'est justifiée ni par la nécessité de rembourser le contribuable, ni par la situation macroéconomique. Il ne s'agit pas non plus de créer un fonds qui viendrait en soutien du capital des banques en cas de crise systémique, puisque les fonds vont être versés au budget de l'Etat. Elle va peser sur le crédit", prévient-il, tout comme le nouveau cadre réglementaire dit Bâle III qui sera mis en place progressivement à compter de 2013.


 
 
 
 
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