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Juillet 2016

"Welcome to Europe"

Marie-Anne Barbat Layani

La FBF a rappelé à de nombreuses reprises son souhait de voir la Grande-Bretagne rester dans l'Union Européenne. Les citoyens britanniques ont fait le choix démocratique de demander à quitter l'Union Européenne. Nous regrettons ce choix, mais nous en prenons acte, et surtout nous sommes convaincus qu'il est de notre devoir collectif d'en tirer les conséquences et d'en saisir les opportunités.

Parmi ces opportunités, figure celle d'accroître l'importance de la place financière de Paris et, pourquoi pas, de développer notre "City sur Seine". Bien sûr, la place de Londres ne va pas disparaître. Mais dans un monde financier européen plus multipolaire, une telle ambition est légitime. Ne serait-ce que parce que la France dispose de l'atout majeur de compter quatre banques parmi les neuf plus grandes banques européennes et les vingt plus grandes mondiales. Elle est surtout stratégique.

Le développement d'une industrie financière puissante et performante dépasse les intérêts de notre secteur. Le système financier assure le rôle vital de financement de l'économie, dans ses différentes composantes, et notamment celui de nos entreprises. La compétitivité de la place financière est une composante clef de la compétitivité de toute l'économie française, au même titre que la compétitivité industrielle et énergétique. C'est donc un enjeu majeur pour la France, en termes d'activité, d'emploi et de souveraineté économique.

C'est le moment d'agir en ce sens. Le Brexit a créé une onde de choc, un sursaut salvateur pour la mobilisation autour de l'attractivité de la Place de Paris. Certes, l'Etat s'était saisi du sujet avec la création en juin 2014 du Comité "Place de Paris 2020", dont un des objectifs était de promouvoir une place financière de Paris attractive et dynamique, tournée vers le financement de l'économie.

Mais cet objectif se fait aujourd'hui plus pressant. La compétition entre places financières de ce qui sera demain l'Union Européenne a déjà commencé. Paris doit jouer sa carte, et n'est que challenger pour attirer les emplois à forte valeur ajoutée. Comme je l'évoquais le mois dernier, il ne nous manquait qu'un signe fort de l'Etat. C'est maintenant chose faite. Tous les pouvoirs publics se sont mobilisés pour mettre Paris en "pole position" : les collectivités territoriales, avec la région Ile-de-France et la Ville de Paris dès le 8 juin, mais aussi l'Etat depuis la participation exceptionnelle du Premier ministre aux journées de Paris Europlace le 6 juillet.

Nous saluons les mesures annoncées par le Premier ministre. Elles ne résolvent pas tous les problèmes structurels de compétitivité, mais incarnent parfaitement cette mobilisation nouvelle, et jouent sur de multiples leviers essentiels, qui portent sur les entreprises (fiscalité, simplification...) ou les salariés (régime fiscal des impatriés, conditions d'accueil).

Cette mobilisation est essentielle, car cette compétition se gagnera dans l'unité ou ne se gagnera pas. Développer une "City sur Seine", ne sera pas facile, mais nous pouvons maintenant gagner cette course, et faire mentir les défaitistes, car comme chacun le sait "impossible n'est pas français".

Marie-Anne Barbat-Layani
Directrice générale de la Fédération bancaire française

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Nos Positions

La banque continue à embaucher
Même s'il n'est plus créateur d'emplois depuis 3 ans, le secteur bancaire français a confirmé son dynamisme sur le marché de l'emploi, avec plus de 39 000 embauches en 2015. La dimension qualitative de ces emplois est également à souligner : 2 recrutements sur 3 se font en CDI et la priorité est mise sur les jeunes profils qualifiés. Ainsi, un rajeunissement des effectifs est en cours : près de 60% des recrutements concernent les moins de 30 ans et les diplômés Bac+4/5 représentent 47% des embauches. Les femmes renforcent également leur présence dans la banque et totalisent 56% des recrutements en 2015. La formation n'est pas en reste avec plus de 6 000 alternants en 2015 dont la majorité (58%) restera en poste au sein de la même entreprise d'accueil une fois le diplôme en poche.

"Bâle IV" : front commun des banques françaises et allemandes
Les fédérations bancaires françaises et allemandes (Bankenverband) ont rencontré tour à tour les ministres des finances des deux pays respectifs, Michel Sapin et Wolfgang Schaüble, pour leur faire part de la nécessité de fixer des lignes rouges claires au Comité de Bâle. Les banquiers français et allemands, unis dans cette démarche inédite, ont attiré l'attention sur l'augmentation significative des exigences en fonds propre qui se dégage des travaux techniques pour les banques européennes sur certains financements. Les conséquences seraient majeures sur leur capacité de financer la croissance et l'emploi en Europe. Les deux fédérations espèrent ainsi qu'une position unie des Européens au Comité de Bâle amènera celui-ci à revoir ses travaux.

"La finance est une arme de construction massive"
Marie-Anne Barbat-Layani participait aux Rencontres économiques d'Aix en Provence 2016, et intervenait sur "le rôle de la finance : arme de destruction massive ou bras armé des États ?". Evoquer l'action des banques de financement et d'investissement (BFI), fut l'occasion de revenir sur leur rôle clef pour les entreprises, les financements de projets et d' infrastructures, ou la couverture des risques de change. Les BFI sont également un enjeu de souveraineté direct pour les Etats : les BFI françaises détiennent à elles seules 9% de la dette de l'Etat français et la placent activement auprès des investisseurs. A cette forte implication dans l'économie française s'ajoute leur rôle d'orientation de l'épargne vers les besoins de financement nationaux. Autant de raisons de se préoccuper de l'avenir de ces acteurs essentiels pour l'avenir de notre pays.

Ils ont dit

Jacques DELPLA, chercheur associé à l’Ecole d’économie de Toulouse – Tribune Les Echos du 4 juillet 2016
07/04/2016
"La zone euro doit promouvoir des banques paneuropéennes pour absorber les chocs économiques asymétriques et permettre la survie et la prospérité de la zone euro."

FBF dans les médias

BFM TV – Frédéric Oudéa

24/6/2016

Brexit : "Les banques françaises seront parmi les moins impactées"

Frédéric Oudéa, Président de la FBF, est revenu sur les conséquences du Brexit pour les banques françaises. Faut-il craindre un impact négatif sur notre économie ? Il explique que cela pourrait même être l’inverse. La Place financière de Paris peut faire valoir ses atouts face à La City. Les britanniques sortent affaiblis de cette décision au contraire des banques françaises qui sont préparées et sauront s’adapter. Le décrochage des bourses, conséquence immédiate du Brexit, est en train de se corriger naturellement. De même, la chute de la Livre Sterling impactera très peu nos banques dont les modèles sont très diversifiés.


Europe 1 - Marie-Anne Barbat-Layani

25/6/2016

"C'est Paris qui va gagner"

Marie-Anne Barbat-Layani était l’invitée de David Abiker sur Europe 1 pour revenir sur la décision britannique de quitter l’Europe et de ses conséquences. Le Brexit ayant déjoué tous les sondages, il est important que les marchés se réorganisent. Elle précise que la City, qui était jusqu’ici la place financière dominante en Europe ne pourra, de facto, plus bénéficier des droits d'accès aux marchés de l’Union Européenne. Certains acteurs financiers vont devoir relocaliser une partie de leurs activités en Europe pour conserver leur passeport européen. La Place financière de Paris n'est que "challenger", mais elle dispose d’atouts considérables pour les accueillir, avec des collectivités locales engagées, des infrastructures modernes, et une volonté politique affirmée. Une fiscalité trop lourde et imprévisible reste une faiblesse par rapport aux autres places européennes.


RTL - Willy Dubost

4/7/2016

Payer ses achats par carte bancaire dès 1 euro, c'est possible !

Interrogé par RTL, Willy Dubost revient sur la campagne de communication lancée par les banques françaises, en collaboration avec le GIE Cartes Bancaires, pour la promotion des paiements par carte sans contact (NFC) à partir de 1€. Plus de la moitié des cartes bancaires en France sont équipées du NFC. C’est un moyen de paiement sécurisé et facile à utiliser pour les achats du quotidien. Les clients comme les commerçants en tirent des avantages : "Moins d’espèces en caisse donc moins de risques d’agression et des coûts de gestion qui vont ainsi réduire". C’est aussi moins de manipulation à faire et donc moins d’attente à la caisse pour les clients. 500 000 vitrophanies sont actuellement distribués aux commerçants acceptants ce mode de paiement.


Calendrier

Juillet
29

Publication des résultats des stress tests de l'EBA

Août
9 - 14

Forum social mondial (rassemblement international de la société civile : développement social, économie solidaire, environnement, droits humains)

Août
30/31

Université d'été du MEDEF : "Y croire et agir"

Septembre

Conférence de presse FBF : "le baromètre BVA sur l'image des banques"

Septembre
9/10

Conseil ECOFIN informel

Septembre
11

Comité de Bâle

Le tweet du mois

Le chiffre du mois

Frédéric #Oudéa, président @FBFFrance : "Les #banques françaises seront parmi les moins impactées" #Brexit
@FBFFrance

39 000 : nombre d'embauches dans le secteur bancaire en 2015